ceremonie monument aux morts JAMETZ

Publié le par souvenirfrancaismarvillemeuse

11NOVEMBRE-2013-039-JAMETZ.JPGNorbert LAMBERT, maire de Jametz, vice-président Souvenir Français – comité de Marville-

DISCOURS DU Il NOVEMBRE 2013

Monument aux morts de Jametz

 

95éme anniversaire de l'armistice du Il novembre

 

Monsieur le porte- drapeaux

Madame la présidente du souvenir français

Messieurs les anciens combattants

Mesdames et messieurs, mes chers amis.

 

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 Le message de Monsieur le Ministre Délégué nous a rappelé assez clairement toute cette période

avec les sacrifices et les souffrances de ces milions de femmes et d'hommes.

Quand à moi, j'ai préféré vous faire un peu d'histoire dans cette histoire qui a dénombré 8 millions de morts, dont 1,3 millions de français.

Je vais vous faire découvrir les 1er et le dernier jour de cette guerre et voir que

l'histoire se passe parfois pas très loin de chez nous et je laisserai le soin aux historiens de

débattre sur le 1er mort de la guerre

Le 1er mort avant la déclaration de guerre officielle du 3 août 1914 est le caporal

Jules André Peugeot du 44éme RI qui est abattu d'une balle dans la tête le 2 août 1914 à

Joncherey (territoire de Belfort)

Le 2éme est Georges Ferdinand Bigard du 165éme RI, décédé à l'hopital de Sedan le

4 août 1914 blessé par le tir ami d'une sentinelle française à un barrage alors qu'il conduisait

le sous lieutenant Ferry vers Delut pour rejoindre la 10éme compagnie

Alors que l'ironie de l'histoire a fait que cet homme soit décédé à quelques

kilomètres seulement où est tombé le dernier soldat de la Grande Guerre

En effet, le dernier mort avant l'arrêt des combats est l'américain Henry Gunther qui

succombe à Ville devant Chaumont le 11 novembre 1918 à 10h59, soit une minute avant

l'armistice ...

Officiellement le 1er mort de la guerre, est le trompette et chasseur à cheval Fortuné

Emile Pouget mort le 4 août 1914 à Vittonville (54)

Il est enterré à Pont à Mousson ou il repose dans le carré militaire revêtu d'une simple

croix en béton

Pour mémoire, Lazare Ponticelli qui était le dernier poilu est décédé le 12 mars 2008

à l'age de 110 ans

.,'

 

LE BLEUET : Je vais vous parler de l'origine de cet insigne qu'est le bleuet, qui remonte à 1916 et pour lequel nous participons chaque Il novembre

Mme Suzanne Lenhardt, infirmière-major de l'hôpital militaire des invalides, veuve

d'un capitaine d'infanterie coloniale tué en 1915, et Mme Charlotte Malleterre, fille du

général Gustave Léon Niox et femme du général Gabriel Malleterre.

Toutes deux émues par les souffrances qu'endurent les blessés de guerre dont elles

ont la charge, et devant la nécessité de leur redonner une place active au sein de la société,

décident d'organiser des ateliers à partir de 1925 où ils confectionnent des bleuets dont les

pétales sont en tissu et les étamines en papier journal.

C'est ainsi qu'il est décidé de vendre pour la 1ére fois les fleurs de bleuet fabriquées

par les anciens combattants le 11 novembre 1934, jour officiel de quète ainsi que le 8 mai

depuis 1957

Ce fut un vrais succès, 128 000 fleurs seront ainsi vendues sur la voie publique de la

capitale

Pour 2011, près de 32 000 bénévoles ont réuni 1 102449 € qui ont permis de venir en

aide à 18 141 personnes et d'organiser plus de 500 initiatives de mémoire pour les jeunes

générations partout en France.

Par comparaison, « la royal british legion », récolte chaque année plus de 50 millions

d'euro avec son POPPY, le coquelicot étant l'emblème symbolique de la Grande Bretagne

Quand en 1922 le législateur instaura le Il novembre, un jour férié dédié à la

commémoration de la victoire, il était sans doute loin d'imaginer qu'au siècle suivant, des

foules se réuniraient encore dans toute le France, en soutien de la grande guerre.

Et pourtant, nous sommes là, encore aujourd'hui. Nous sommes toujours aussi

nombreux autour de notre monument aux morts. Quatre-vingt quinze ans après, alors qu'une

seconde guerre mondiale est passée dans l'intervalle, alors qu'acteurs et témoins ont disparu,

la ferveur du Il novembre ne faiblit pas.

Le conseil général de la Meuse fait un effort particulier à plus ou moins juste titre

pour le centenaire de cette guerre et que le président français a dévoilé cette semaine pour

tout le territoire français

C'est en participant à la restauration des monuments tel que l'ossuaire de Douaumont

les cimetières, les forts et autres lieux de combats, une nouvelles signalétique sur tout les

secteurs de mémoire sera mise en place sur le département de la Meuse et les départements

limitrophe concernés

 

Et en mémoire de nos morts de la Grande Guerre je finirai mon propos en citant un

court extrait de ce magnifique poème de Charles-Albert Poirier, caporal au 97éme RI, tué le

23 mars 1917 dénommé « la voie des tombes»

« lorsque vous passerez après nous sur la route

oùu nous avons peiné, oùu nous avons souffert

sans avoir d'autre abri que la céleste voûte

lorsque tous les démons rentreront en enfer,

lorsque la paix enfi renaîtra sur le monde,

vous chercherez en vain la trace de nos pas?

D'autres auront passé dans l'orage qui gronde;

nous aurons disparu des choses d'ici bas»

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